La Commission pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles (CAMS) a été fondée en 1982 par Awa Thiam, universitaire sénégalaise célèbre pour avoir publié en 1978 un livre intitulé "La parole aux Négresses" dénonçant cette forme gravissime de violence faite en particulier aux fillettes africaines.

La CAMS se distingue des autres associations travaillant dans ce domaine en ce qu’elle a mené également son combat sur le terrain judiciaire en se portant partie civile lorsque des cas d’excision ont été connus en France.
Une quarantaine de procès ont eu lieu devant la Cour d’Assises, car en application de la loi française, infliger une mutilation à autrui est un crime punissable de prison
En effet, quelle que soit l’origine de la personne, l’excision, voire l’infibulation, entraîne la destruction d’un organe indispensable à son épanouissement.

La CAMS s’élève avec vigueur contre l’idée que pour éviter les complications résultant d’excisions "artisanales" il conviendrait de les pratiquer en milieu médical, car ce serait légitimer un acte mutilant quelqu’en soit le mode opératoire.

Si la tradition voulait que l’oreille droite des petites filles soit coupée, songeriez-vous un seul instant à l’accepter en fonction de l’origine des parents, et recommanderiez-vous que l’opération soit faite par un médecin pour éviter les infections ?
La Cams s’intérese aussi à la question des mariages forcés; elle exprime l’opinion que cette pratique aboutit au viol de la jeune femme contrainte de subir des relations sexuelles non désirées.
 
Cependant la CAMS poursuit aussi un but éducatif
Dans cette perspective elle a conçu et produit différents matériels (voir rubrique "Medias et BD").

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